
La lente combustion.
Dans la trilogie 1988–1989–1990, le millésime 1988 était le sleeper—serré, classique, presque austère dans sa jeunesse. Mais Latour prospère avec le temps. Aujourd’hui, il est à son apogée : ferme, noble et profondément Pauillac, sans aucune exubérance.
Cassis, cèdre, tabac sec et graphite. La bouche est structurée, avec des tanins fins et une finale fraîche légèrement ferrugineuse. Pas d’excès—juste précision et puissance silencieuse. Encore une longue route à parcourir s’il est bien conservé.
1988 fut le premier millésime complet sous la direction du nouveau directeur technique de Latour, Jean-Paul Gardère. Sa concentration sur une sélection stricte et la discipline de la cave a posé les bases de la renaissance de Latour dans les années 1990.
94/100
Quelques mots sur nos impressions de dégustation
Nombre des vins que nous dégustons proviennent de bouteilles qui ne sont pas toujours destinées à la vente—niveaux légèrement bas, étiquettes marquées par le temps, ou tout simplement trop imparfaites pour être mises en avant. Si ces bouteilles possèdent un charme certain, nos notes ne reposent jamais sur un seul verre. Elles reflètent des années d’expérience de dégustation—au sein de notre équipe et partagées avec des amis de confiance du monde du vin.
Quant aux anecdotes ?
Elles sont toutes vraies (promis)… même si elles ont peut-être été subtilement sublimées par la douce lumière d’un bon verre de vin.