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Les Ténors d'Italie

jeudi, juin 11, 2026
Les Ténors d’Italie

Certains dîners de dégustation tournent entièrement autour des vins dans le verre. D’autres racontent une histoire qui se déploie tout au long de la soirée. Les Ténors d’Italie appartenait clairement à cette seconde catégorie : un voyage du Trentin au Piémont, en passant par le Frioul, la Toscane et la Vénétie, à travers quelques-uns des plus grands noms que le vin italien ait jamais produits.

Nous avons commencé sur une très haute note. Littéralement.

Le 2007 Ferrari Giulio Ferrari Riserva del Fondatore 2007 a immédiatement donné le ton. Mature, complexe et parfaitement à son apogée, il dévoilait des couches de brioche, de fruits secs grillés et d’agrumes confits, soutenues par une fraîcheur remarquable. Une nouvelle démonstration que Ferrari n’est pas seulement la référence italienne en méthode traditionnelle, mais un producteur capable de rivaliser avec les plus grandes maisons de Champagne. Une ouverture sublime.

Le premier duel de la soirée opposait deux Sauvignon 2020 de Miani : Zitelle et Saurint. Malheureusement, la première bouteille de Zitelle s’est révélée décevante. Fatiguée et peu expressive, elle ne reflétait pas le statut culte que Miani s’est forgé auprès des amateurs. Heureusement, une seconde bouteille a tout changé. Elle a soudain révélé la tension, la précision et la minéralité typiques d’Enzo Pontoni. Le duel est alors monté au niveau attendu, illustrant à quel point une seule bouteille peut influencer une dégustation.

Tartare de poisson et vin blanc au Restaurant Marcel

Ce qui rendait la comparaison particulièrement fascinante, c’est que les deux vins proviennent du même producteur, du même millésime et du même cépage. Pourtant, leurs personnalités sont très différentes. Le 2020 Zitelle privilégie la précision et la fraîcheur, tandis que le 2020 Saurint offre davantage d’amplitude, de texture et de puissance. Une belle leçon : le terroir parle souvent plus fort que le cépage.

Avec le plat de ris de veau sont arrivés deux monuments toscans : Tignanello 2010 et Sassicaia 2013. C’est ici que les premiers vrais débats ont émergé. Certains ont été séduits par la fraîcheur, l’énergie et la précision gastronomique du Tignanello. D’autres ont préféré l’élégance aristocratique et l’harmonie du Sassicaia. Aucun vainqueur clair ne s’est imposé, et c’est probablement la meilleure conclusion possible : deux icônes, deux visions de la grandeur.

La star incontestée de la soirée est arrivée avec le plat principal.

Plat principal de bœuf, frites et Barolo rouge au Restaurant Marcel

Le 2000 Giuseppe Rinaldi Barolo Brunate Le Coste 2000 était tout simplement magnifique. Tout était en place : le millésime, le style traditionnel de Rinaldi et plus de vingt ans d’évolution en bouteille. Roses, goudron, truffe, herbes séchées et une élégance presque immatérielle en faisaient le vin de la soirée. Un Barolo qui ne cherche plus à impressionner par la puissance, mais par l’émotion.

À ses côtés, le 2015 Giuseppe Rinaldi Barolo Brunate 2015 offrait un aperçu de son immense potentiel. Plus profond, plus structuré et clairement encore jeune, il est en pleine phase de développement. Tout indique qu’il deviendra un vin exceptionnel dans les dix à vingt prochaines années. Ensemble, ces deux Barolo offraient une leçon fascinante sur l’évolution du Nebbiolo.

Pour le fromage, une véritable rareté est apparue : un Recioto della Valpolicella 1978 de Giuseppe Quintarelli Recioto della Valpolicella 1978. Ce n’était pas le vin préféré de tout le monde, mais ce n’était peut-être pas son objectif. Un Recioto ancien demande attention et ouverture d’esprit. Les avis étaient partagés, mais tout le monde s’accordait sur l’accord mets-vins : avec un vieux Comté, la combinaison était exceptionnelle, jouant sur le sel, l’umami, la douceur et la complexité.

Au-delà des vins, le Restaurant Marcel mérite une reconnaissance particulière. Un dîner de dégustation de ce niveau dépend autant de l’exécution que des bouteilles servies, et ici, cuisine et service ont été irréprochables. Les plats étaient pensés pour accompagner les vins sans jamais les dominer, tandis que le service était précis, discret et parfaitement rythmé. Une maîtrise qui passe souvent inaperçue lorsque tout fonctionne, mais qui est essentielle au succès d’une telle soirée.

Et comme toute grande opéra mérite un rappel, la soirée s’est terminée par un classique hors du répertoire italien.

Le 2012 Philipponnat Clos des Goisses 2012.

Un Champagne qui n’a plus besoin de présentation. Issu de la mythique pente de Mareuil-sur-Aÿ, Clos des Goisses combine puissance, concentration et précision comme peu d’autres. Le 2012 montre déjà une grande profondeur, tout en conservant une énergie juvénile qui promet encore de belles années. Après une soirée entièrement dédiée à la grandeur italienne, c’était une finale parfaite : pas italienne, mais universelle.

Les Ténors d’Italie a offert tout ce qu’un grand tasting doit contenir : des bouteilles exceptionnelles, des surprises, des débats animés, de l’émotion dans le verre et un vin qui s’est clairement imposé au-dessus des autres. Pour beaucoup, le souvenir de ce 2000 Barolo Rinaldi restera longtemps. Et peut-être est-ce là la vraie mesure d’une grande soirée : quand les conversations continuent bien après que la dernière bouteille a été vidée.

Alignement de verres de dégustation lors du dîner Les Ténors d’Italie

Barolo Riserva : pourquoi ce mot ne signifie pas toujours la même chose

jeudi, mars 19, 2026
Bouteilles de Barolo Riserva
Barolo Riserva : pourquoi ce mot ne signifie pas toujours la même chose

L’intérêt pour les vins italiens matures ne cesse de croître, et le Barolo est au centre de cette attention. Pourtant, un mot familier sur l’étiquette continue de semer une certaine confusion chez les collectionneurs.

Un terme légal avec une longue mémoire

“Riserva” indique un vieillissement prolongé, mais les règles et interprétations ont évolué au fil du temps. Les anciennes bouteilles étaient souvent mises sur le marché selon des normes différentes d’aujourd’hui, reflétant à la fois la tradition et la réalité pratique d’un long vieillissement en cave dans le Piémont.

Où les hypothèses sont fausses

L’idée reçue est que la mention riserva signale automatiquement une qualité supérieure. En réalité, elle indique souvent un parcours de vieillissement différent plutôt qu’une hiérarchie. Certaines riserva ont été conservées pour des raisons structurelles, d’autres pour des raisons logistiques ou commerciales.

Comment cela a affecté le marché secondaire

Au fur et à mesure que les bouteilles vieillissaient, les collectionneurs ont remarqué que les Barolo standard et les riserva du même millésime pouvaient atteindre leur apogée à des moments différents. Ces différences ont influencé les flux commerciaux, certaines bouteilles ne réapparaissant qu’après des décennies de stockage ininterrompu.

Ce que les collectionneurs expérimentés observent

L’attention s’est progressivement déplacée vers la date de sortie, l’état de la bouteille et la continuité du stockage. Dans les caves privées, les Barolo riserva plus anciennes avec un historique de possession clair circulent beaucoup moins, simplement parce que l’incertitude a déjà été éliminée.

Rédigé par Glenn Cambré
Sales & Marketing Manager
Belgium Wine Watchers


Dates de dégorgement : la chronologie cachée à l’intérieur des bouteilles de Champagne

jeudi, mars 12, 2026
Dates de dégorgement Champagne
Dates de dégorgement : la chronologie cachée à l’intérieur des bouteilles de Champagne

Aujourd’hui, davantage de Champagne est ouvert longtemps après sa mise en marché que jamais auparavant. Cela rend une petite ligne sur l’étiquette arrière soudainement très importante, surtout pour les vins ayant passé de longues années au repos dans des caves.

Le moment qui déclenche une nouvelle horloge

Le dégorgement correspond au moment où le dépôt est retiré de la bouteille et où le dosage est ajouté. À partir de ce moment, le vin commence à vieillir différemment. Deux bouteilles identiques du même millésime peuvent évoluer et se goûter très différemment si leurs dates de dégorgement sont séparées de plusieurs années.

Pourquoi cela a été négligé si longtemps

L’idée reçue est que le millésime seul raconte toute l’histoire. Pendant des décennies, les dates de dégorgement ont été rarement discutées en dehors des cercles techniques. Les collectionneurs pensaient qu’un Champagne de 2008 se comportait comme n’importe quel autre 2008, peu importe le moment où il quittait la cave.

Les implications concrètes pour les bouteilles conservées longtemps

Au fur et à mesure que les marchés secondaires ont mûri, les différences sont devenues visibles. Les bouteilles dégorgées plus tard présentaient souvent plus de stabilité et de cohérence à l’ouverture, tandis que celles dégorgées plus tôt reflétaient un vieillissement post-dégorgement plus long. Silencieusement, les acheteurs ont commencé à privilégier les vins avec des chronologies clairement documentées.

Un léger changement dans le mouvement des bouteilles

Les informations sur le dégorgement influencent désormais la circulation privée du Champagne. Les bouteilles avec des dates connues et peu de mouvements restent généralement dans les collections à long terme, tandis que celles sans information claire changent de mains plus souvent—parfois sans que personne ne comprenne exactement pourquoi.

Rédigé par Glenn Cambré
Sales & Marketing Manager
Belgium Wine Watchers


Pourquoi certaines bouteilles de Bourgogne blanche anciennes surprennent encore — pour le meilleur et pour le pire

jeudi, mars 5, 2026
Bouteilles de Bourgogne blanche anciennes
Pourquoi certaines bouteilles de Bourgogne blanche anciennes surprennent encore — pour le meilleur et pour le pire

Aujourd’hui, de plus en plus de collectionneurs ouvrent des bouteilles des années 2000, plus que jamais au cours de la dernière décennie. Ce timing est important, car la Bourgogne blanche de certains millésimes a acquis une réputation qui influence encore la confiance à l’achat.

Le contexte qui a changé les attentes

À la fin des années 1990 et au début des années 2000, les évolutions en viticulture et en vinification visaient une plus grande pureté et fraîcheur. Ironiquement, certains de ces choix ont réduit la résistance des vins à long terme à l’oxygène. Résultat : une oxydation prématurée — des bouteilles qui vieillissent beaucoup plus vite que prévu.

Ce que le marché a appris à ses dépens

L’idée reçue est que l’âge seul détermine si une Bourgogne blanche reste « vivante ». En réalité, deux bouteilles issues de la même caisse peuvent se comporter très différemment plusieurs décennies plus tard. Pour les collectionneurs, cette incertitude s’est traduite par une confiance inégale et des prix prudents pour les anciens millésimes.

Pourquoi la provenance est devenue cruciale

Avec l’inquiétude croissante, l’attention s’est déplacée des étiquettes vers l’historique de stockage. Les bouteilles conservées dans des caves profondes et stables ont maintenu leur valeur, tandis que des vins identiques dont le parcours était inconnu ont progressivement disparu de la considération. C’est ici que les registres, l’historique des mouvements et de longues périodes d’inactivité ont commencé à peser davantage que le prestige du producteur.

La situation aujourd’hui

La conversation a mûri. L’oxydation prématurée n’est plus une surprise ; c’est un risque connu qui a remodelé la manière dont les Bourgogne blanches anciennes sont évaluées. Les bouteilles avec un stockage documenté et ininterrompu continuent de circuler en privé, tandis que d’autres réapparaissent rarement une fois le doute installé.

Rédigé par Glenn Cambré
Sales & Marketing Manager
Belgium Wine Watchers


Château Latour 1988 – Pauillac

jeudi, février 26, 2026
Château Latour 1988 – Pauillac
Château Latour 1988 – Pauillac

La lente combustion.

Dans la trilogie 1988–1989–1990, le millésime 1988 était le sleeper—serré, classique, presque austère dans sa jeunesse. Mais Latour prospère avec le temps. Aujourd’hui, il est à son apogée : ferme, noble et profondément Pauillac, sans aucune exubérance.

Note de dégustation

Cassis, cèdre, tabac sec et graphite. La bouche est structurée, avec des tanins fins et une finale fraîche légèrement ferrugineuse. Pas d’excès—juste précision et puissance silencieuse. Encore une longue route à parcourir s’il est bien conservé.

Le saviez-vous ?

1988 fut le premier millésime complet sous la direction du nouveau directeur technique de Latour, Jean-Paul Gardère. Sa concentration sur une sélection stricte et la discipline de la cave a posé les bases de la renaissance de Latour dans les années 1990.

Score BWW:

94/100

Disclaimer:

Quelques mots sur nos impressions de dégustation

Nombre des vins que nous dégustons proviennent de bouteilles qui ne sont pas toujours destinées à la vente—niveaux légèrement bas, étiquettes marquées par le temps, ou tout simplement trop imparfaites pour être mises en avant. Si ces bouteilles possèdent un charme certain, nos notes ne reposent jamais sur un seul verre. Elles reflètent des années d’expérience de dégustation—au sein de notre équipe et partagées avec des amis de confiance du monde du vin.

Quant aux anecdotes ?

Elles sont toutes vraies (promis)… même si elles ont peut-être été subtilement sublimées par la douce lumière d’un bon verre de vin.


Puligny-Montrachet “Les Enseignères” 2019 – Coche-Dury

jeudi, février 19, 2026
Puligny-Montrachet “Les Enseignères” 2019 – Coche-Dury
Puligny-Montrachet “Les Enseignères” 2019 – Coche-Dury

La licorne blanche.

Le Puligny le plus rare de Coche-Dury n’a peut-être pas le statut de Premier Cru, mais ne vous y trompez pas. “Les Enseignères” borde Bienvenues-Bâtard et offre un aperçu de la précision de Coche—le millésime 2019 est une véritable leçon de maîtrise dans la maturité.

Note de dégustation:

Crème de citron, fumée de silex, fleurs blanches et crème de noisette. La bouche est tendue et concentrée, avec une minéralité ciselée et une tension électrique sous la richesse de surface. Encore jeune, avec des décennies devant elle.

Le saviez-vous ?

Bien que Meursault soit le bastion de Coche-Dury, cette parcelle à Puligny—juste sous les Grands Crus—a été acquise dans les années 1980. Seuls quelques fûts sont produits chaque année, et les allocations sont quasi mythiques. Plus de gens prétendent l’avoir goûté que réellement.

Score BWW:

99/100

Disclaimer:

Quelques mots sur nos impressions de dégustation

Nombre des vins que nous dégustons proviennent de bouteilles qui ne sont pas toujours destinées à la vente—niveaux légèrement bas, étiquettes marquées par le temps, ou tout simplement trop imparfaites pour être mises en avant. Si ces bouteilles possèdent un charme certain, nos notes ne reposent jamais sur un seul verre. Elles reflètent des années d’expérience de dégustation—au sein de notre équipe et partagées avec des amis de confiance du monde du vin.

Quant aux anecdotes ?

Elles sont toutes vraies (promis)… même si elles ont peut-être été délicatement sublimées par la douce lumière d’un bon verre de vin.


Château Lafite Rothschild 1989 – Pauillac

jeudi, février 12, 2026
Château Lafite Rothschild 1989
Château Lafite Rothschild 1989 – Pauillac

Le provocateur maîtrisé.

Dans un millésime réputé pour sa générosité et ses fruits baignés de soleil, Lafite 1989 est resté d’une grande élégance—certains diront même trop élégant. Longtemps éclipsé par des vins plus démonstratifs, le temps lui a donné raison. Aujourd’hui, il évoque l’équilibre d’un funambule au-dessus d’un gravier encore tiède.

Note de dégustation

Bois de santal, framboise séchée, copeaux de crayon et un voile fumé. La bouche est de corps moyen et soyeuse, portée par l’élan caractéristique de Lafite et une finale savoureuse et persistante. Moins de muscle que ses pairs, mais infiniment plus de poésie.

Le saviez-vous ?

Alors que de nombreux châteaux de la rive gauche ont privilégié l’extraction en 1989, Lafite a fait le choix de la retenue. Une décision critiquée à l’époque—mais qui, avec le recul des décennies, permet aujourd’hui au vin de vieillir avec plus de grâce que bien des voisins plus tapageurs.

Score BWW:

94/100

Disclaimer:

Quelques mots sur nos impressions de dégustation

Nombre des vins que nous dégustons proviennent de bouteilles qui ne sont pas toujours destinées à la vente—niveaux légèrement bas, étiquettes marquées par le temps, ou tout simplement trop imparfaites pour être mises en avant. Si ces bouteilles possèdent un charme certain, nos notes ne reposent jamais sur un seul verre. Elles reflètent des années d’expérience de dégustation—au sein de notre équipe et partagées avec des amis de confiance du monde du vin.

Quant aux anecdotes ?

Elles sont toutes vraies (promis)… même si elles ont peut-être été délicatement embellies par la douce lumière d’un bon verre de vin.


Puligny-Montrachet “Les Enseignères” 2019 – Ramonet

jeudi, février 5, 2026
Puligny-Montrachet “Les Enseignères” 2019 – Ramonet
Puligny-Montrachet “Les Enseignères” 2019 – Ramonet

Le Ramonet le plus discret.

Éclipsé par ses célèbres Chassagnes, ce Puligny ressemble au frère introverti au goût irréprochable. Le millésime 2019 lui a apporté une touche de générosité supplémentaire—mais la fraîcheur signature de Ramonet maintient l’ensemble parfaitement en ligne. Sobre. Assuré.

Note de dégustation:

Peau de poire, fleur de tilleul, craie humide et une pointe d’amande. L’attaque est soyeuse, puis resserrée par la minéralité typique de Puligny. Moins démonstratif que ses cousins, mais doté d’un équilibre et d’une précision exemplaires.

Le saviez-vous ?

“Les Enseignères” de Ramonet provient de vignes situées juste en contrebas de Bâtard-Montrachet, et se révèle souvent comme un joyau caché de la gamme. La majorité des bouteilles est réservée avant même de quitter la cave—à moins d’être ami avec Jean-Claude.

Score BWW:

93/100

Disclaimer:

Quelques mots sur nos impressions de dégustation

Nombre des vins que nous dégustons proviennent de bouteilles qui ne sont pas toujours destinées à la vente—niveaux légèrement bas, étiquettes marquées par le temps, ou tout simplement trop imparfaites pour être mises en avant. Si ces bouteilles possèdent un charme certain, nos notes ne reposent jamais sur un seul verre. Elles reflètent des années d’expérience de dégustation—au sein de notre équipe et partagées avec des amis de confiance du monde du vin.

Quant aux anecdotes ?

Elles sont toutes vraies (promis)… même si elles ont peut-être été délicatement rehaussées par la douce lumière d’un bon verre de vin.


Château Latour 1989 – Pauillac

jeudi, janvier 29, 2026
Château Latour 1989 – Pauillac
Château Latour 1989 – Pauillac

Le titan silencieux.

Pris entre la rigueur du millésime 1988 et l’exubérance de 1990, Latour 1989 incarne la force tranquille. L’année fut chaude et généreuse, mais Latour est resté fidèle à sa ligne—produisant un vin de profondeur, de clarté et à la structure d’acier. La puissance sans éclat.

Note de dégustation

Cassis, cèdre, fer et cuir. La bouche est dense mais parfaitement maîtrisée, avec des tanins fermes et un cœur savoureux, presque ferrugineux. C’est du Latour pur jus : stoïque aujourd’hui, mais chargé d’une énergie latente.

Le saviez-vous ?

1989 fut l’un des millésimes les plus chauds de la décennie à Bordeaux, poussant de nombreux châteaux vers un style plus opulent. Latour ? Vendanges précoces et extractions mesurées—aboutissant à un vin qui a évolué de manière plus classique que nombre de ses pairs.

Score BWW

95/100

Disclaimer:

Quelques mots sur nos impressions de dégustation

Beaucoup des vins que nous dégustons proviennent de bouteilles qui ne sont pas toujours destinées à la vente—niveaux légèrement bas, étiquettes très marquées par le temps, ou tout simplement trop imparfaites pour être mises en avant. Si ces bouteilles possèdent un charme certain, nos notes ne reposent jamais sur un seul verre. Elles reflètent des années d’expérience de dégustation—au sein de notre équipe et partagées avec des amis de confiance du monde du vin.

Quant aux anecdotes ?

Elles sont toutes vraies (promis)… même si elles ont peut-être été délicatement rehaussées par la douce lumière d’un bon verre de vin.


Pol Roger Winston Churchill 2015 – Champagne Premier Cru / Vintage

jeudi, janvier 22, 2026
Pol Roger Winston Churchill 2015 – Champagne
Pol Roger Winston Churchill 2015 – Champagne Premier Cru / Vintage

Noble sparring-partner des plus grands noms de la Champagne, ce Pol Roger Winston Churchill 2015 se présente comme l’outsider qui dépasse discrètement les attentes. À la fois mûr et structuré, il exprime le millésime et la craie de ses villages Premier Cru avec une élégance toute classique.

Note de dégustation :

Zeste de citron éclatant, pomme meurtrie, brioche toastée et une touche subtile d’épices chaudes s’expriment au nez. En bouche, le vin est riche et linéaire, porté par une minéralité crayeuse, une acidité vive et une finale longue et saline. Un équilibre remarquable—mûr mais tendu, généreux tout en restant raffiné.

Le saviez-vous ?

Winston Churchill avait personnellement choisi Pol Roger comme son Champagne favori, exigeant qu’il soit conservé au frais près de son lit afin de pouvoir “en profiter à toute heure de la nuit”. La maison rend toujours hommage à cette amitié à travers la cuvée emblématique Winston Churchill, lancée en 1984. En 2015, l’assemblage repose largement sur le Chardonnay de Cramant et d’Avize, apportant une tenue et une précision supplémentaires au millésime.

Score BWW :

97/100

Disclaimer:

Quelques mots sur nos impressions de dégustation

Nombre des vins que nous dégustons proviennent de bouteilles qui ne sont pas toujours destinées à la vente—niveaux légèrement bas, étiquettes marquées par le temps, ou tout simplement trop imparfaites pour être mises en avant. Si ces bouteilles ont un charme certain, nos notes ne reposent jamais sur un seul verre. Elles reflètent des années d’expérience de dégustation—au sein de notre équipe et partagées avec des amis de confiance du monde du vin.

Quant aux anecdotes ?

Elles sont toutes vraies (promis)… même si elles ont peut-être été subtilement rehaussées par la douce lumière d’un bon verre de vin.